Pose toujours

Elle avait fait le voeu de faire un jour la cover de Vanity Fair… maintenant, c’est fée!

A poil dans la grosse pomme

Si vous aimez dîner nus, devenez membres (si j’ose dire!)  de L’ Optional Clothing Diners club ( club de dîneurs optionnellement vêtus). Vous pourrez ainsi découvrir (!) les grandes tables de la grosse pomme munis d’une simple serviette -de table, et sur les genoux.

Aucun pépin pour l’instant dans les établissements fréquentés par cette joyeuse bande au dress code minimaliste. Ce que l’histoire ne dit pas cependant, c’est si le service se fait lui aussi déshabillé, ce qui serait… le pompon! 

Paris Plage, à côté, c’est vraiment de la gnognotte!

L’amououour…

Vient de sortir chez Payot suspense “J’ai épousé un serial killer”, un premier roman dont le nom dit tout. Ecrit par un TBG, en plus! Genre gueule d’ange et couteau de cuisine caché dans le dos. Brrr…

Qui pose la question que je n’ai moi-même pas résolue dans Charity Bizness, le livre, et sur laquelle je n’ai pas fini de m’interroger pour finir Charity Bizness, la pièce: peut-on, par amour, rester avec, et, envers et contre tous, défendre un salopard? Et quelle est la motivation des femmes qui le font? Si vous avez des idées… 

La voix de son maître

La réforme des institutions votée à une voix près… mais c’était qui?

Septième ciel

Si voler plus haut que Yann Arthus-Bertrand est votre rêve, vous pourrez bientôt vous inscrire pour un petit voyage dans l’atmosphère… d’où l’on voit, paraît-il, les autoroutes belges! Hum…

De source tard, mais de source sûre!

Roll Mops

Tombée ce week-end sur un petit livre drôle et charmant, qui s’appelle “Roll Mops, le dieu assis”, et qui commence par “son père était mort plusieurs années avant sa naissance…”.

Ah! Les secrets de la Nativité! A méditer…

Linguist hic

 

Si même la langue s’en mêle ! Malgré des années de féminisme, la « so-called » parité et les actions des suffragettes, malgré les costumes pour dames, le port de la culotte et le cigare, il demeure un terrain sur lequel les réformes ne ressemblent pas à grand-chose. Et ce malgré de nombreuses tentatives. C’est celui du langage. Les métiers d’hommes restent des métiers d’hommes, et lorsqu’ils sont exercés par des femmes, il n’existe même pas –ou si peu- de mots pour les désigner. C’est dire.

Et pourtant, même si elle est essentiellement gorgée de testostérone (seulement quatre immortelles pour 37 membres actuels), l’Académie Française est bien de genre féminin. Mais là s’arrête, semble-t-il, toute tentative de féminisation. Allant jusqu’à s’opposer à divers décrets et circulaires disposant dans ce sens, sous prétexte que le masculin est en français le genre non marqué, et peut de ce fait désigner indifféremment les hommes et les femmes, alors que le genre féminin, « marqué », donc, est privatif. Il ne s’applique qu’aux femmes, et pourrait avoir l’effet inverse, qui serait d’établir, dans la langue elle-même, une ségrégation entre les sexes. Moi je veux bien. Mais de là à dire que le féminin est mauvais genre, il n’y a qu’un pas.

Ainsi, nous avons des auteurs mais pas d’auteuses, d’ailleurs mon logiciel de correction s’empresse de souligner en rouge. La presse voit régulièrement fleurir des auteures, des sénateures, des procureures, des administrateures, et vainement quelques écrivaines (victimes du syndrome de la page blanche ?), mais sans grand succès. Il y a aussi les pédégettes et son doux écho dans le nom que l’on a donné aux dames qui, les premières, ont osé défendre leur cause. Nom qui, lui, ne comporte pas de masculin. On n’a jamais entendu parler de suffraget !

Heureusement le journaliste n’a pas de sexe (du moins sur le papier), ni le juriste ni le communiste ni l’aquaboniste, ni l’économiste, si nouvel soit-il, c’est le sir qui reste triste, mais ni la ménagère ni la péripatéticienne n’ont de masculin, allez savoir pourquoi ! Oui, c’est vrai, pourquoi n’existe pas de ménager, et depuis Aristote, plus de péripatéticien ? Parce que les hommes n’ont pas l’habitude de tourner en rond, me direz-vous. Ni le temps de philosopher.

Plus fort que nous sont les allemands, qui ont droit à un troisième genre. Idéal, surtout lorsqu’il s’agit d’un ange. Dont le sexe, c’est bien connu, reste l’objet d’interminables  spéculations.

La Habanera

Non, non, il ne s’agit pas du célèbre air de Carmen, immortalisé, entre autres, par Theresa Berganza et Julia Migenes, où elle explique que l’amour est enfant de bohème qui n’a jamais jamais connu de loi, si tu ne m’aimes pas je t’aime et si je t’aime prends garde à toi etc… Non, il ne s’agit pas de cela, mais des femmes qui, de plus en plus, et à l’instar de Dieu, sont des fumeuses de havane. Dans les lieux où il est encore possible de fumer. 

C’est Georges qui a commencé. Déjà, elle faisait très fort, celle-là, avec son prénom d’homme et ses frusques idoines. Il faut dire que pour monter à cheval et jouer au billard, mieux valait porter la culotte que la crinoline, un peu encombrante et qui de toute manière ne se faisait plus du tout à l’époque. Georges, donc, aimait bien passer une demi-heure en compagnie d’un cigare léger, aux arômes délicats et, oui, féminins. Et comme son métier était d’écrire, elle nous a livré sur le sujet quelques lignes qui donnent envie. Remède au coup de blues, «le cigare engourdit le chagrin et remplit les heures solitaires d’un million de choses agréables.» Accessoire de mode, « le cigare est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante.» Bref, un must have en toutes circonstances. 

Enfin presque. Pas dans les restaurants américains, même avant la prohibition (du tabac, je veux dire), où les femmes des tables voisines faisaient mine de s’évanouir dans leur assiette en poussant des piaillements offusqués jusqu’à ce que l’on ait éteint le coupable barreau de chaise. Des deux maux, fumée ou  x-ray au bord de la crise de nerfs, je me demande lequel est le pire. Pas dans les avions où l’on recycle volontiers les bactéries et toutes sortes d’odeurs corporelles et de cuisine (enfin, de cuisine…). Ni dans la rue où, déjà, pour une dame, fumer fait mauvais genre, alors un cigare… Non plus dans les restaurants parisiens (depuis la prohibition), ni même dans celui qui s’appelle Le Fumoir. Qui, soit dit en passant, devrait peut-être envisager de changer de nom. A moins que ce ne soit un statement.  

Si, pour les hommes, le cigare est, paraît-il, un symbole de virilité (caricatural, à mon sens, mais les spécialistes sont formels !), il est en train de devenir chez les femmes un signe d’élégance, de sensualité et de chic féminin. Sur ce terrain aussi, Mars et Vénus semblent s’accorder de par leur complémentarité, et il existe dans toutes les capitales des clubs où messieurs virils et femmes sensuelles trouvent, plus qu’ailleurs, un terrain d’entente dans les volutes bleues d’un double corona. Pas la bière.  Mais c’était avant la prohibition car maintenant, le cigare se déguste à la maison. Et la convivialité part en fumée.

PS Bientôt les festivals, et la suite du Ring mis en scène par Stephane Braunschweig. Bon, Siegfried, ce n’est pas le meilleur mais ça ne peut pas être tous les jours le Walhalla non plus ! Siegfried, de Richard Wagner, à Aix en Provence.

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Coup de blue

Pas terrible, la Tour eiffel dans sa housse bleue décorée de son rond d’étoiles. Pour célébrer la présidence européenne de la France, zauraient pu trouver plus classe, quand même! Plutôt que d’être mise en valeur, on dirait qu’elle est rangée, comme les canapés d’une maison de campagne abandonnée ou une belle voiture dont on ne se sert pas dans un parking.

Ou comme une grand mère toute maigre en survêtement Coq Sportif.

Et dire qu’il y en a pour six mois… dhommage comme un hommage raté.

Juste la fin des haricots

Non mais c’est juste la fin, la fin, je vous dis, enfin j’ai dit la fin… la fin enfin la fin des haricots je vous dis c’est la fin, juste… des haricots.

Voilà la pièce qui est soi disant la sublime enfin la découverte sublime c’est à dire j’ai dit la sublime découverte… non mais sublime… j’ai dit enfin tu vois c’est la fin juste… au Français. Enfin à la Comedie des Haricots, non… française. Mais les haricots on se les bouffe jusqu’à… la fin même sans faim.

Sauf qu’à ce petit jeu petit jeu petit jeu jeu petit moi je… moi et les autres aussi d’ailleurs… nous avons tenu non pas jusqu’à la fin juste la fin haricots ou pas la fin juste… j’ai dit… haricots.

Quarante minutes. Juste. Pas la fin.

Ouuuuuf….